1. Article paru dans le magazine économique l' Extension dans le cadre de l'exposition au CDE 2008-26-02
L’artiste-peintre Isabelle Lutz (née à Genève en 1975) aime se décrire comme une «occidentale élevée sous l'influence d'une hypocrisie judéo-chrétienne castratrice, j'expose ma chair métissée et mon sang entaché à la face de la modernité». La jeune femme s’«adonne à la contemplation de l'absurde» pour atteindre son bonheur «à portée de pinceaux» et de ses dix doigts. Séduisante par l’esprit et par sa volonté à travailler l’art dans toute sa démesure.
MERE IMAGINATION
Haranguer l’arrogance des gens et leurs simplicités, se frayer un chemin entre les frayeurs de l’âme et les troubles de l’esprit, transcrire sur toile l’orientation actuelle du monde vers un non-sens généralisé, l’artiste dépeint de multiples univers avec toujours cette flamme unique qui bouillonne en elle: l’imagination. «Je confie ma candeur à Mère Imagination» aime-t-elle expliquer. Mais attention, tout n’est pas que critique déconstructive et assauts répétés désordonnés sur une société morcelée et liquéfiée. L’artiste «continue à croire en l'évolution de cette société malgré son évidente tétraplégie». Et son œuvre mêle l’étrange, le beau, le simple, le froid et les couleurs chaudes et réconfortantes. Un univers rythmé aux sons des vies, des villes et de ses tendances, tiraillant les images polies de ce monde pour les remettre en face de leur stricte réalité.
COMMENCE L'ART A 30 ANS
Lancée entièrement dans la passion artistique à 30 ans (octobre 2005) après des années d’audits psychologiques (après un Master en psychologie, elle a exercé le métier de psychothérapeute dans son cabinet privé), l’œuvre d’Isabelle Lutz est déjà très riche. Comme si la belle cachait une bête depuis tant d’années et qui n’attendait que le bon moment pour se libérer. Des œuvres qui pour certaines ne se feront jamais oublier. Celles exposées au Cercle des Dirigeants d’Entreprises de Genève du 1er novembre 2007 au 29 février 2008 n’auront laissé personne de marbre. Des êtres de chaire, dénudés, mis à mal par leurs souffrances internes, exposés sur des toiles, interpellent l’observateur et l’observation elle-même. De prime abord un vrai choc visuel. Plus loin, l’œuvre exposée, qui peut déranger certains, amène à se poser la question de l’observateur observé. Qui observe qui? La forme humaine dessinée semble crier sa finitude en peinture face au spectateur, curieux ou dégouté, de voir cette forme, ou de se voir lui ou elle-même, en un éclair foudroyant. Ce n’est pas qu’un travail de composition mental et imaginatif propre à tous créateurs soucieux de délivrer un message artistique ou personnel, mais une œuvre de recomposition des pensées, des immédiatetés pensantes, pour heurter les blocs humains entre eux et agiter, ou du moins agripper, toutes parcelles de conscience en chacun d’eux. Place aux personnages expressifs, aux coups de massue sur la tête, aux effets miroirs abruptes, les toiles d’Isabelle Lutz sont d’une belle agressivité artistique, piquant là où ça fait mal, allumant là où le feu s’était éteint depuis longtemps, accrochant le regard dans une flamboyance de traits et de coulées picturales et agrippant au final la conscience humaine pour un instant, unique et explosif. Les fantasmes sont également jetés sur la toile et les effets se font vite ressentir en pleine figure. Certitudes envolées, doute renaissant, la femme-légume ou l’homme-conserve prennent vie dans les tableaux pour un temps infini, à la merci des regards, connectés sur le vif de l’expression artistique d’Isabelle Lutz.
Benjamin Perrier
QUELQUES UNES DE SES OEUVRES
Sur son site www.isabellelutz.com, vous pourrez découvrir, entre autres, un magnifique «Raptophile affairé», tableau très doux, teinte de bleu ciel et de jaune soleil, et le message «Sois humain! Aime-toi réel plutôt que virtuel et tu seras soulagé d’avoir consenti à ton individualité» achève de nous séduire - http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-raptophile-51-9.php.
Une superbe «Communauté affective», où des âmes dessinées survolent la matérialité de la Terre, http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-communaute-52-9.php.
Une extraordinaire «Genèse romantique», où le rose et le rouge s’enflamment mutuellement dans une harmonie vitale «la vie est sur un long fleuve tranquille de spermatozoïdes à la rencontre d’ovules du 3ème type» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-romantique-55-9.php.
Les fameuses «Triplettes de Bellefille» qui montrent l’artiste dans tout son art de pourfendre l’imagerie mentale des victimes de la société «adeptes de l’ordre établi, elles évoluent sagement dans l’antre du réductionnisme» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-triplette-17-2.php.
DECOUVRIR SES PROCHAINES EXPOSITIONS
«linking move», Centre contemporain Art Emotions 2 janvier au 27 avril 2008, Collonges sous Salève, France
«brainspotting day», lounge le Scandale, jusqu’au 20 mars 2008
EXPOSITIONS REALISEES
«la furia del nebosco»
Cercle des Dirigeants d’Entreprises, 1er novembre 2007 au 29 février 2008
«once upon a dash»
Galerie le Temps qui Vient
24 mai au 27 juillet 2007, Genève
«hic & nunc» Art-Metz 2007
20-23 avril, Metz, France
«human, and so what?»
Art Forum Montreux, 29 mars au 1er avril 2007, Montreux
«et si j’étais humaine»
Galerie Ditzoff, 20 janvier-17 février 2007, Coppet
«arrêt sur phylogenèse», Mairie de Ferney-Voltaire, 3 janvier au 12 février 2007, Ain, France
«le sort aux trousses»
Forum Meyrin, 7-20décembre 2006, Genève
«au lieu-dit des légendes», Salon des Arts de Poncin
4-26 novembre 2006, Ain, France
«l’air de rien», Galerie Le Temps qui Vient, 12 septembre-11 novembre 2006, Genève
«au-delà du fantasme», 5 janvier-18 février 2006, Nyon, Galerie Assadi
Découvrir l'artiste Isabelle Lutz
L’artiste-peintre Isabelle Lutz (née à Genève en 1975) aime se décrire comme une «occidentale élevée sous l'influence d'une hypocrisie judéo-chrétienne castratrice, j'expose ma chair métissée et mon sang entaché à la face de la modernité». La jeune femme s’«adonne à la contemplation de l'absurde» pour atteindre son bonheur «à portée de pinceaux» et de ses dix doigts. Séduisante par l’esprit et par sa volonté à travailler l’art dans toute sa démesure.
MERE IMAGINATION
Haranguer l’arrogance des gens et leurs simplicités, se frayer un chemin entre les frayeurs de l’âme et les troubles de l’esprit, transcrire sur toile l’orientation actuelle du monde vers un non-sens généralisé, l’artiste dépeint de multiples univers avec toujours cette flamme unique qui bouillonne en elle: l’imagination. «Je confie ma candeur à Mère Imagination» aime-t-elle expliquer. Mais attention, tout n’est pas que critique déconstructive et assauts répétés désordonnés sur une société morcelée et liquéfiée. L’artiste «continue à croire en l'évolution de cette société malgré son évidente tétraplégie». Et son œuvre mêle l’étrange, le beau, le simple, le froid et les couleurs chaudes et réconfortantes. Un univers rythmé aux sons des vies, des villes et de ses tendances, tiraillant les images polies de ce monde pour les remettre en face de leur stricte réalité.
COMMENCE L'ART A 30 ANS
Lancée entièrement dans la passion artistique à 30 ans (octobre 2005) après des années d’audits psychologiques (après un Master en psychologie, elle a exercé le métier de psychothérapeute dans son cabinet privé), l’œuvre d’Isabelle Lutz est déjà très riche. Comme si la belle cachait une bête depuis tant d’années et qui n’attendait que le bon moment pour se libérer. Des œuvres qui pour certaines ne se feront jamais oublier. Celles exposées au Cercle des Dirigeants d’Entreprises de Genève du 1er novembre 2007 au 29 février 2008 n’auront laissé personne de marbre. Des êtres de chaire, dénudés, mis à mal par leurs souffrances internes, exposés sur des toiles, interpellent l’observateur et l’observation elle-même. De prime abord un vrai choc visuel. Plus loin, l’œuvre exposée, qui peut déranger certains, amène à se poser la question de l’observateur observé. Qui observe qui? La forme humaine dessinée semble crier sa finitude en peinture face au spectateur, curieux ou dégouté, de voir cette forme, ou de se voir lui ou elle-même, en un éclair foudroyant. Ce n’est pas qu’un travail de composition mental et imaginatif propre à tous créateurs soucieux de délivrer un message artistique ou personnel, mais une œuvre de recomposition des pensées, des immédiatetés pensantes, pour heurter les blocs humains entre eux et agiter, ou du moins agripper, toutes parcelles de conscience en chacun d’eux. Place aux personnages expressifs, aux coups de massue sur la tête, aux effets miroirs abruptes, les toiles d’Isabelle Lutz sont d’une belle agressivité artistique, piquant là où ça fait mal, allumant là où le feu s’était éteint depuis longtemps, accrochant le regard dans une flamboyance de traits et de coulées picturales et agrippant au final la conscience humaine pour un instant, unique et explosif. Les fantasmes sont également jetés sur la toile et les effets se font vite ressentir en pleine figure. Certitudes envolées, doute renaissant, la femme-légume ou l’homme-conserve prennent vie dans les tableaux pour un temps infini, à la merci des regards, connectés sur le vif de l’expression artistique d’Isabelle Lutz.
Benjamin Perrier
QUELQUES UNES DE SES OEUVRES
Sur son site www.isabellelutz.com, vous pourrez découvrir, entre autres, un magnifique «Raptophile affairé», tableau très doux, teinte de bleu ciel et de jaune soleil, et le message «Sois humain! Aime-toi réel plutôt que virtuel et tu seras soulagé d’avoir consenti à ton individualité» achève de nous séduire - http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-raptophile-51-9.php.
Une superbe «Communauté affective», où des âmes dessinées survolent la matérialité de la Terre, http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-communaute-52-9.php.
Une extraordinaire «Genèse romantique», où le rose et le rouge s’enflamment mutuellement dans une harmonie vitale «la vie est sur un long fleuve tranquille de spermatozoïdes à la rencontre d’ovules du 3ème type» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-romantique-55-9.php.
«Genèse réflexive», dégradé de bleu ciel, propre à enflammer notre esprit sur «le dessein de l’humanité» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-genesereflexive-56-9.php.
La force d’«Harriet’s angels» ou le regard sur l’horizon d’une femme qui ne trouve que l’espoir en ses larmes http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-harriet-39-8.php.
La beauté de l’orgasme libre, assouvi, qui libère des idéaux et des attentes «Sainte Catherine» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-catherine-40-8.php.
«Tenue d’Eve», qui dénonce la superficialité de l’humanité avec une femme figée dans un visage apeuré http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-eve-32-7.php.
«La soutenable gravité de l’être», avec couleurs, chaleur, et des regards perturbants de mélange http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-etre-53-6.php. Ou encore des tableaux très directs, «Fuck me tender» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-fuck-76-5.php. ou l’attaque frontale «My banker’s Head» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-banker-67-4.php.
Les fameuses «Triplettes de Bellefille» qui montrent l’artiste dans tout son art de pourfendre l’imagerie mentale des victimes de la société «adeptes de l’ordre établi, elles évoluent sagement dans l’antre du réductionnisme» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-triplette-17-2.php.
Le très spatial «Lost in locomotion» aux 4 personnages féminins dans 4 coins d’un loft redécoré http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-locomotion-90-1.php.
La clarté d’«Into the Sweet sheepfold» http://www.isabellelutz.com/peinture-contemporaine-sheepfold-89-1.php et son bleu-blanc envoûtant.
DECOUVRIR SES PROCHAINES EXPOSITIONS
«linking move», Centre contemporain Art Emotions 2 janvier au 27 avril 2008, Collonges sous Salève, France
«brainspotting day», lounge le Scandale, jusqu’au 20 mars 2008
EXPOSITIONS REALISEES
«la furia del nebosco»
Cercle des Dirigeants d’Entreprises, 1er novembre 2007 au 29 février 2008
«once upon a dash»
Galerie le Temps qui Vient
24 mai au 27 juillet 2007, Genève
«hic & nunc» Art-Metz 2007
20-23 avril, Metz, France
«human, and so what?»
Art Forum Montreux, 29 mars au 1er avril 2007, Montreux
«et si j’étais humaine»
Galerie Ditzoff, 20 janvier-17 février 2007, Coppet
«arrêt sur phylogenèse», Mairie de Ferney-Voltaire, 3 janvier au 12 février 2007, Ain, France
«le sort aux trousses»
Forum Meyrin, 7-20décembre 2006, Genève
«au lieu-dit des légendes», Salon des Arts de Poncin
4-26 novembre 2006, Ain, France
«l’air de rien», Galerie Le Temps qui Vient, 12 septembre-11 novembre 2006, Genève
«au-delà du fantasme», 5 janvier-18 février 2006, Nyon, Galerie Assadi